Nous sommes ensemble

Le jeu du Présent a bougé! La carte de la semaine devient la carte du mois.
Sous la video, vous trouverez la carte originale à télécharger pour vos fond d’écrans, ou pour l’envoyer aux vôtres, ceux qui ont besoin de ce rappel MAINTENANT: VOUS N’ÊTES PAS SEULS.
                                                                                 English translation of the video under its French transcription.

 

Cliquez sur la carte pour la télécharger
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La carte que j’ai choisi pour adresser des energies qui semblent se répéter en ce moment dit « VOUS N’ÊTES PAS SEULS ». 
On y voit une mer et quelques petites embarcations, qui naviguent, qui traversent, côte à cote.

Cette carte nous rappelle que, même si chacun d’entre nous mène sa traversée du changement dans sa propre barque, celle de son corps, de ses émotions, de son histoire, selon son rythme, sa direction, sa vision, nous ne sommes pas seuls à naviguer ces eaux de la transformation du soi. 
Si vous écoutez cette video ou si vous lisez ces mots jusqu’au bout, vous faites probablement partie de cette communauté de navigateurs qui sont actuellement engagés sur la mer exaltante et inquiétante du changement.  Que ces changements soient personnels ou professionnels, majeurs ou mineurs, choisis ou imposés par la vie, que l’on soit au début, au milieu ou à la fin de la traversée, nous rencontrons tous régulièrement des moments de profonde fatigue nerveuse, où l’on se sent épuisé, perdu et surtout très seul .

Lors de ces moments, la premiere chose à se rappeler est que ces emotions sont absolument légitimes. NOUS AVONS LE DROIT de les ressentir; et le plus vite nous nous redonnons ce droit, le plus vite nous délestons d’une culpabilité qui nous alourdie et nous fait perdre des forces pour continuer cette traversée du changement.
Nous avons le droit d’être bouleversé parce que changer est, par nature, une experience bouleversante! Elle re-programme notre corps, nos emotions, notre système de pensée, de croyance; et par extension, elle modifie nos relations aux autres, aux nôtres. 
Nous avons le droit d’être bouleversé parce notre environnement bouge vite, se transforme vite, transmet énormément d’informations qui demandent d’être gérées. Et toute cette nervosité extérieure s’accumule et intensifie nos bouleversements intérieurs.
Enfin, nous avons le droit d’être bouleversé parce nous n’avons pas reçu de véritable éducation pour naviguer sainement et créativement ces processus de transformation du soi. Au contraire, on nous a surtout appris à chercher de la stabilité et du confort et à y rester le plus longtemps possible . De même, on nous a appris à ne pas partager nos tourmentes et nos failles en public; à ne pas être transparent, à ne pas dévoiler notre vulnérabilité mais au contraire montrer à la face du monde que tout va bien , que l’on sait parfaitement ou on s’en va, que tout est sous contrôle. À la question « comment tu vas? »,  on répond immanquablement « bien » autant par habitude que par convention. 

Nous finissions donc par vivre ces bouleversements internes silence, en isolement, voire en secret et parfois durant longtemps.
L’isolement combiné à la fatigue nous fait perdre la vison périphérique de ce que nous sommes en train de vivre. Nous avons tellement peur de perdre le cap que nous braquons notre regard droit devant pour atteindre notre objectif le plus vite possible, sans nous rendre compte que nos forces baissent et que notre vision de la destination elle-même se brouille.

Ces moments sont précisément ceux où il est vital de re-ouvrir notre champ de perception et de communication. En élargissant notre regard, en ouvrant notre écoute,  notre parole, on s’aperçoit que de nombreuses autres barques naviguent actuellement autours de nous. Parfois même ces navigateurs solitaires sont nos colleges, nos amis, nos familles, des êtres proches qui vivent eux aussi ce voyage de transformation interne dans l’isolement. Se faire des signes de reconnaissance et ressentir que l’on mène en parallèle ce même voyage solitaire, nous apporte déjà une grande partie des forces et du baume nécessaire pour continuer la route d'une manière plus paisible.

Également, re-ouvrir notre champ de perception nous permet de repérer les iles, les ports qui ponctuent toute navigation; et de repérer en nous-même lorsqu’il est temps de rejoindre ces espaces; lorsqu'il est juste de quitter sa barque solitaire, de retrouver les compagnons de traversée et de partager ensemble une connexion, une intimité qui nourrira la suite du voyage; 
Ces iles, ces ports peuvent prendre des formes variées: un repas, un cours de yoga, une promenade, une rencontre fortuite dans un café…L’important est surtout de repérer et d’embrasser ces moments, ces opportunités où l’on se renforce en se racontant nos histoires de voyages. 
En se disant autant nos espoirs, nos désirs que nos peurs, nos luttes, on se redonne les uns aux autres la permission d’être des chercheurs.
 En partageant nos histoires à voix haute, on les comprend mieux, on voit mieux où sont les trous, où sont les phrases que l’on répète toujours pareils alors que l’on n’est plus au même endroit de la navigation… on rafraichit notre perspective. 
En s’échangeant nos « trucs » de navigation, on s’arme de nouveaux outils, mais surtout on fait une des choses qui nous donne le plus de plaisir : on aide l’autre. On aime aider. Lorsqu’on aide, on élève nos emotions, nos vibrations. Et puis parfois ces moments de partages sont ceux ou s’offre « simplement » du silence, de la présence, de la reconnaissance, les quelques petits gestes qui re-insufflent le courage pour reprendre la route; et qui re-insufflent aussi l’inspiration pour s’émerveiller du voyage. Car il ne faut pas oublier qu’une des forces principales qui nous amène à bon port, vers ce nouveau soi rêvé, c’est la joie! Ce vent puissant qui s’exprime à travers notre coeur lorsqu’il est joyeux.

Voila donc le rappel, le jeu, la pratique du moment. Notre chemin à marcher, seuls et ensemble, durant ce mois . Garder le cap vers notre objectif, tout en se rappelant que cette traversée solitaire est collective. Regarder, écouter, repérer les embarcations qui naviguent le changement autours de nous ... et qui demandent elles aussi d'être reconnues.

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To keep this game in the Present, I decided this week to move its contours. I said "yes" to those who asked me to put my face in the story and not only my voice and my hands.
I also said "yes" to an intuition that speaks to me for a couple of weeks and that calls me to not to randomly choose a card of the game to make it resonate in the present, but to do the opposite: I will now choose the card of my game which seems to address the best of the striking energies that I perceive in the present, these energies whose pattern I notice through a set of situations, conversations, readings, in short, that repeat themselves through various types of receptions and information ...
Also, I feel the importance of letting the message of this card unfold beyond a week, to "work" more in depth. This card will mark the practice of the month that begins.


So here are the update for NOW. Yet this game will continue to transform. It's the game of Present. It is like us: alive!

Now, here is the card that seems to gather some string energies I currently notice and which message could be our practice for the coming month. It says, "YOU ARE NOT ALONE ».We see a sea and some small boats, sailing, crossing, side by side.
This card invites us to remember that, even if each of us navigates change in his own boat, that of his body, his emotions, his history, according to his pace, his direction, his vision, we are currently not only to navigate these waters of self-transformation.

If you listen to this video or if you read these words to the end, you are probably part of this community of sailors who are currently engaged on the exhilarating and frightening sea of hange. Whether these changes are personal or professional, major or minor, chosen or imposed by life, whether at the beginning, in the middle or at the end of the crossing, we all regularly encounter moments of deep nervous fatigue, where you feel exhausted, lost and deeply alone.

In these moments, the first thing to remember is that these emotions are absolutely legitimate. WE HAVE THE RIGHT to feel them. The quicker we give ourselves back the right to live them, the quicker we unburden ourselves of a guilt that weighs down on us and makes us lose the forces necessary to continue this crossing of our change.
We have the right to be upset because changing is, by nature, a overwhelming experience! It reprograms our body, our emotions, our system of thought, of belief; and by extension, it modifies our relationships to others, to ours.
We have the right to be upset because our environment moves fast, transforms quickly, transmits a lot of information that needs to be managed. And all this external nervousness accumulates and intensifies our internal upheavals. 

Finally, we have the right to be upset because we have not received any proper education to navigate these processes of self-transformation in a healthy and creative way. On the contrary, we were mainly taught to look for stability and comfort and to stay there as long as possible! In the same way, we were taught not to share our torments and our faults in public; not to be transparent, not to reveal our vulnerability, but rather to show the world that everything is fine, that we know perfectly where we are going, that everything is under control. To the question "How are you? » we tend to always respond" well « , as much by habit as by convention.

So we end up experiencing these internal upheavals in silence, isolation, even in secret and sometimes for a long time.
These moments are precisely those where it is vital to re-open our field of perception and communication. By widening our gaze, opening our ears, our senses, our conversation, we often realize quite quickly that many other boats are sailing around us. Sometimes even these lonely sailors are our colleges, friends, our families also living this journey of internal transformation into isolation. To recognize oneself and to feel that one is doing in parallel this same solitary journey, already brings a large part of the forces and the healing.

In addition, re-opening our field of perception allows us to locate islands, ports that punctuate any navigation; and to find in us when it is right to join these common grounds, to leave his solitary boat, to find the companions of crossing and to share a connection, an intimacy which will nourish the continuation of our road; A meal, a yoga class, a walk, a chance meeting at the corner of a street ... moments in which we exchange our travel stories. We tell each other our fears, our struggles, our hopes, our desires; We share our navigation tools; Or simply one offers oneself silence, presence, a few gestures that re-instill courage, inspiration to take the road again; and to marvel at this journey of self-transformation. For we must not forget that one of the main forces that brings us safely to our dreamed new self is joy! This powerful wind coming from our joyful heart.

Here is the reminder, the game, the practice of the moment. Keep the course towards our goal while remembering that this solitary crossing is also collective. We just have to watch, listen, spot the boats around us ... as they also call to be seen!